Série : Tsubasa Reservoir Chronicle (nan, sans rire, je croyais que c’était Pokémon, lol)

Fanficteuse : Calliope, muse vampire de l’élodémence ! (Call-chan pour les intimes, certains m’appellent aussi Call-sama, lol)

Genre : Hum. General, surtout ANGST.

Couple : Tomoyo/Kurogane en foooooorce !

Disclaimer: Syaoran et tous les personnages de cette histoire ne m’appartiennent pas. Ils sont à CLAMP. Dommage, j’aurais bien voulu avoir Fye. Snif. OUIIIIIIN !

Original Character : Aucun.

Autre disclaimer : Cette fic est en parallèle avec ma 1ère fic de Tsubasa « Tears behind smile ». Sinon, j’ai aussi écrit une fic sur CCSakura.

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Devotion

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Kurogane cligna les yeux une fois. Puis deux.

Non. Ce n'était pas possible...

-Quel est donc cet endroit ? demanda Sakura en regardant le palais à moitié détruit.

-Aucune idée, dit Syaoran. Mais en tout cas, c’est un véritable massacre qui s’est déroulé ici…

Il contempla les corps inanimés et ensanglantés jonchant le sol. Fai, Mokona sur son épaule, se tourna vers le ninja.

-Kuro-ch…Kurogane ? Qu’y a-t-il ?

Il avait failli l’appeler par ses éternels surnoms ridicules, « Kuro-chan » ou « Kuro-pii », mais en voyant le visage pétrifié de son compagnon, il s’était rattrapé. Celui-ci ne prit même pas la peine de répondre. Il se mit brusquement à courir aussi vite qu’il le pouvait en direction du palais, sautant par-dessus les cadavres.

Il ramassa un sabre sur le sol et pénétra à l’intérieur. Il n’eut aucun mal à s’orienter et à savoir où il devait aller. Il ne connaissait que trop bien cet endroit. Ces piliers, ces sculptures, ses ornements sur les murs… Il avait passé son enfance ici.

Ils étaient au Japon. Devant le palais de la princesse Tomoyo.

Kurogane vit le corps d’une jeune femme allongé devant les appartements de celle-ci. Il la reconnut aussitôt.

-SOUMA ! cria-t-il. SOUMA !

Il se pencha vers le corps inerte de la ninja et toucha son pouls. Ses yeux s’écarquillèrent de stupeur lorsqu’il comprit que la jeune femme était morte. Il serra les poings de rage, le regard douloureux.

Non… Souma… »

Souma avait été une grande combattante, presque aussi douée que lui, et comme lui attachée à la protection de la princesse Tomoyo. Même si elle l’avait souvent énervé en le critiquant sur sa manière de parler à leur maîtresse, Kurogané avait éprouvé un certain respect pour elle. Peut-être même de l’amitié.

Le ninja quitta le chevet de sa partenaire de combat et pénétra dans les appartements de la princesse.

Là, son cœur faillit cesser de battre en voyant le spectacle qui s’offrait à lui.

Trois ninjas ennemis, leurs armes tâchées de sang dans les mains, encerclaient une jeune fille affalée sur le sol. La princesse Tomoyo.

Au moment au l’un d’entre eux s’apprêta à porter un coup fatal avec la lame de son sabre, il se retrouva transpercer de part et d’autre par celui de Kurogane.

Kurogane sentit le sceau imposé par sa princesse agir et une partie de ses forces le quitter. Mais il y fit à peine attention. Plus rien ne lui importait à présent que de sauver la princesse. Les deux autres rejoignirent leur compagnon en quelques coups de sabre.

-Tomoyo-hime ! cria Kurogane en s’agenouilla vers elle. Tomoyo !

Celle-ci leva les yeux vers lui et esquissa un petit sourire. Elle semblait épuisée. De toute évidence, à en juger le nombre de corps ennemis dans la pièce, elle avait du faire un usage intensif de sa magie pour se défendre.

-Kurogane…, murmura-t-elle d’une voix faible. Tu es en retard…

-Idiote…, marmonna-t-il, cependant rassuré de la voir en vie et qu’elle n’ait pas perdu son sens de l’humour.

Le ninja prit sa principale par la taille et l’aida à se relever. Soudain, son sixième sens l’avertit d’un danger imminent. Il se retourna pour voir un démon lever une main vers eux.

-TOMOYO, COUCHE-TOI ! hurla Kurogane en la poussant sur le côté.

Au même moment, il reçut une rafale d’énergie de plein fouet et se retrouva projeté contre le mur. Le ninja essaya de se relever, mais en vain. Il leva la tête pour apercevoir le démon lancer une autre attaque vers lui. Soudain, il vit Tomoyo se placer devant lui avec les dernières forces qu’il lui restait et tendre son éventail vers le démon. Les deux attaques simultanées touchèrent chacune de leur cible respective.

Kurogane vit avec horreur le démon se désintégrer tandis que la princesse s’écroulait sur le sol, touchée en plein cœur.

-To… TOMOYOOOOO !

Moitié rampant, moitié trébuchant, le ninja se précipita vers elle. Il la prit délicatement dans ses bras et écarta les cheveux qui tombaient sur son visage. La jeune fille sourit, comme elle le faisait toujours, et murmura :

-Kurogane…

-Ne parle pas, idiote ! Tiens bon, on va te soigner. Mes compagnons vont arrivés.

Peut-être que cet idiot de magicien avait quelques pouvoirs de guérison. Non, sinon, il les déjà utilisés sur eux toutes les fois où ils avaient été blessés. Mais la sorcière, là, Yuuko, elle avait ce pouvoir ! Il n’y avait qu’à demander à Mokona de la contacter et de la convaincre de guérir Tomoyo.

Celle-ci leva une main vers Kurogane, qu’il prit dans la sienne. Elle murmura d’une voix de plus en plus faible :

-Trop tard…

-Dis pas de conneries !Si tu meurs, qui je pourrais protéger après, hein ?

« Si tu meurs, quel sens aura ma vie ? »

Elle esquissa un triste sourire et secoua la tête. Kurogane sentit sa main glacée serrer un peu plus fortement la sienne. La princesse murmura :

-Merci… d’être avec moi…jusqu’à la fin…

Ses yeux se fermèrent et elle chuchota une dernière fois :

-Kuro…gane…

Sa main se relâcha, puis retomba, inerte. Le ninja écarquilla les yeux d’horreur et cria :

-Tomoyo-hime ! Tomoyo !

Quelque chose se brisait en lui. Il l’avait protégé toute sa vie. Elle avait été sa raison de se battre, sa vie, son destin. Et cette fois, il avait été complètement impuissant. Il n’avait pas réussi à la sauver.

Il serra le corps sans vie contre lui, les dents serrés par la douleur, la rage, l’impuissance.

-TOMOYOOOOOOO !

Il lui semblait vaguement entendre la voix de Syaoran l’appeler au loin. Mais il n’écoutait plus. Il serrait sa princesse morte dans ses bras, les larmes coulant sur ses joues.

Mais les voix se faisaient de plus en plus distinctes et de plus en plus fortes.

-MONSIEUR KUROGANE !

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-Monsieur Kurogane ! MONSIEUR KUROGANE !

Le ninja se réveilla en sursaut en appelant une dernière fois le prénom de la princesse. Il regarda autour de lui, l’air presque fou. Il vit Syaoran poser ses mains sur ses épaules et lui dire :

-Monsieur Kurogane, calmez-vous ! C’est moi, Syaoran !

-Où… Où est Tomoyo-hime ? fit le ninja, la respiration haletante, continuant à regarder autour de lui.

-Calmez-vous, monsieur Kurogane ! répéta Syaoran. Rappelez-vous, vous êtes dans un autre monde ! Avec moi, Sakura, Mokona et monsieur Fai ! Vous ne vous souvenez pas de ce qui s’est passé ? Vous êtes aller en éclaireurs avec Fai et Mokona.

Lentement, le ninja reprit ses esprits Il commençait à se souvenir maintenant. Le crétin de magicien, la boule de poils et lui étaient partis explorer les environs. Et puis… Il y avait eu une drôle d’odeur. Puis plus rien.

-Les plantes que vous avez approchées dégageaient une substance soporifique et hallucinogène. Vous étiez sans connaissance lorsque je vous ai trouvés.

Kurogane émit un grognement. Foutue boule de poils ! C’était elle qui avait insisté pour qu’ils aillent regarder ces fleurs ! Le ninja se promit intérieurement de tirer les oreilles de Mokona lorsqu’il irait mieux.

Une seconde… Une substance hallucinogène ? L’image de Tomoyo morte lui revint en mémoire. Il ne put réprimer un frisson. Ainsi, tout ceci n’avait été qu’un abominable cauchemar. D’un autre côté, c’était beaucoup mieux comme ça.

Le ninja émit un grognement et posa une main sur sa tête. Syaoran le força à s’allonger de nouveau sur le lit. Puis il lui tendit un verre d’eau en demanda :

-Comment allez-vous, monsieur Kurogane ?

-Ca ira, gamin.

Il prit le verre d’eau et le but d’un trait. Après quoi, il regarda le fond du verre. Un murmure s’échappa de ses lèvres :

-Ca avait l’air si réel.

Syaoran hocha la tête, incapable de faire ou dire autre chose. Puis le ninja demanda :

-Et les autres ?

-Ca fait un jour et demi que vous êtes tous inconscients. Mokona dort toujours. Monsieur Fai n’est toujours pas réveillé non plus. Sakura veille sur lui. Elle m’a dit qu’il a le sommeil très agité et qu’il fait beaucoup de cauchemars.

-Hum… S’ils sont aussi réels qu’était le mien, il passe certainement un très mauvais moment.

Il poussa un soupir et regarda le plafond. Syaoran fit :

-Je me suis renseignée sur la région. Je crois que ces plantes nous font vivre notre plus grande peur.

-Je serai curieux de savoir quelle est celle de la boule de poils et de l’autre imbécile.

Syaoran hésita un instant, puis demanda

-La vôtre, c’est de perdre celle que vous appelez Tomoyo ?

Le ninja lui jeta un drôle de regard. Le jeune garçon expliqua :

-Pendant votre délire, vous n’arrêtiez pas de prononcer son nom.

Kurogane le fixa un moment sans rien dire. Puis il répondit en détournant son regard :

-Ouais, c’est ça.

Un silence s’installa entre eux. Puis Syaoran se leva et dit :

-Je vais aller voir si monsieur Fai est réveillé et si Sakura a besoin de quelque chose.

Tandis que le jeune garçon s’éloignait, le ninja le regarda s’éloigner. Il songea que ce gamin lui ressemblait un peu, mine de rien. Leur plus grande peur à tous les deux est de perdre la personne qui leur était chère.

Tout en essayant de se détendre dans son lit, Kurogane regarda par la fenêtre et vite la pleine lune briller dans la nuit. La lune… Elle était le symbole de la princesse et de son pouvoir. Le ninja revit le visage souriant de Tomoyo. Il ne laisserait jamais une scène comme celle qu’il avait rêvée se produire. Lorsqu’il retournera enfin au Japon, il reviendra à ses côtés et ne la quittera jamais.

« Je reviendrai et je te protégerai… jusqu’à la mort, Tomoyo-hime »

« J’en fais le serment ».

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Au même moment, au Japon, Tomoyo eut un léger sursaut et leva les yeux vers la pleine lune. Souma, qui se tenait à côté d’elle, demanda :

-Un problème, Tomoyo-hime ?

-Non. Je me disais que la lune était belle ce soir…

Elle esquissa un sourire en regardant celle-ci.

« Je t’attendrai, Kurogane. Et lorsque tu seras là, je ne te laisserai plus jamais partir »

« C’est promis ».

 

 


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